Rideau sur la polémique ? Frédéric Mitterrand, face à la levée de boucliers ayant suivi sa décision de ne pas reconduire Olivier Py à l'Odéon-théatre de l'Europe, a proposé jeudi au metteur en scène, qui a immédiatement accepté, la direction du Festival d'Avignon après 2013. Le ministre de la Culture avait annoncé contre toute attente la non-reconduction du metteur en scène à la tête de l'Odéon, à l'issue de son mandat de cinq ans, en mars 2012. Cette décision a, depuis, suscité une levée de boucliers du monde culturel et de personnalités politiques de gauche.
Après six jours de remous, Frédéric Mitterrand et le maire d'Avignon, Marie-Josée Roig, ont indiqué avoir "conjointement" décidé de "proposer à Olivier Py" de prendre la responsabilité du Festival d'Avignon après 2013. "J'accepterai", a indiqué Olivier Py dans un bref message téléphonique envoyé à l'Agence France-Presse. "Je dois attendre le rendez-vous avec le ministre. Je remercie mes soutiens. Je serai heureux de mettre l'énergie que j'ai mise au service de l'Odéon à Avignon", a-t-il ajouté, se disant "très surpris" de cette proposition. "Triste de quitter l'Odéon", le metteur en scène a aussi demandé "l'apaisement des polémiques". Les directeurs actuels du Festival d'Avignon, Hortense Archambault et Vincent Baudriller, ont été reconduits dans leurs fonctions le 27 octobre pour mener à bien les éditions 2012 et 2013, a rappelé le ministère.
Violentes critiques
Pour l'Odéon, Frédéric Mitterrand a proposé le remplacement d'Olivier Py par le metteur en scène suisse Luc Bondy, une initiative qui doit être "validée par le président de la République" et "assez rapidement", assurait jeudi le ministre, au lendemain d'une déclaration du porte-parole du gouvernement Fran?ois Baroin indiquant qu'aucune décision n'était prise pour le moment. Cette décision a été dénoncée par de nombreux acteurs et metteurs en scène célèbres, tels Daniel Auteuil ou Patrice Chéreau, a suscité des tribunes d'intellectuels dans la presse et a provoqué les critiques de responsables politiques de gauche tels Martine Aubry ou Julien Dray. Pour se justifier, Frédéric Mitterrand a expliqué dans la presse n'avoir pu partager avec Olivier Py "une vision commune au sujet de la vocation européenne du théatre de l'Odéon, qui a besoin d'être affichée plus fortement".
Tous les soutiens d'Olivier Py se sont insurgés contre "l'arbitraire" et "la précipitation" d'une telle décision, parlant de "stupéfaction" face à une "révocation surprise et brutale". "Les révocations dans les théatres nationaux peuvent naturellement se justifier dès lors qu'elles sont soumises à des règles justes, connues à l'avance et basées sur des critères vérifiables. à défaut, la légitimité même des décisions prises par les pouvoirs publics n'aura de cesse d'être questionnée, pour ne pas dire diminuée", a notamment déclaré la Société des auteurs compositeurs dramatiques (SACD). Jeudi, sur France Inter, Frédéric Mitterrand a expliqué que, lors d'un entretien avec Olivier Py en début de semaine, il avait pris "l'engagement définitif et ferme que les artistes qu'il avait en résidence (NDLR : à l'Odéon) seraient évidemment maintenus, comme Jo?l Pommerat", et que, par ailleurs, ils allaient "chercher ensemble une affectation qui correspondrait à son grand talent". Olivier Py, qui aura 46 ans en juillet, est à la tête du théatre parisien depuis mars 2007.
rolex
samedi 30 avril 2011
samedi 23 avril 2011
Automobile - Automobiliste et garagiste - les devoirs (2-2)
DROIT DE LA ROUTE - Pour mieux comprendre l'environnement juridique de l'automobiliste et lui permettre de mieux se défendre.
Face aux obligations faites au?professionnel de la réparation automobile, l'usager bénéficie de droits plus étendus qu'il?ne?le?suppose.
En pratique
En règle générale, aucun travail ne?peut être effectué - et à plus forte raison facturé - s'il n'a pas été expressément accepté par le client ( voir notre édition précédente ). Une exception: les opérations habituelles d'entretien (vidange, graissage) pour lesquelles une trace écrite n'est pas obligatoire. En cas de réparation complémentaire (intervention additionnelle ou?changement de nouvelles pièces défectueuses) dont la nécessité ne se révèle qu'en cours de travaux, le client doit en être impérativement tenu informé par le spécialiste.Si l'automobiliste a des droits, il est aussi soumis à des devoirs. S'il ne règle pas la facture de?la?réparation, le professionnel est autorisé à retenir son véhicule jusqu'à règlement complet de celle-ci. En cas de contestation après exécution des?travaux, leur paiement peut être tout de même exigé par le garage pour libérer le véhicule. Cela ne vaut pas pour autant acceptation. Si le désaccord persiste, l'automobiliste peut toujours porter le litige devant les juges.
Avant de statuer, la juridiction saisie désigne souvent un expert afin de s'assurer de la qualité de l'intervention mise en cause. Si le litige porte sur la rétention du véhicule, le client, en attendant que l'affaire soit tranchée sur le fond, a la faculté d'engager une procédure en référé devant le tribunal pour?le?récupérer.
Ce qu'il faut retenir
1 - Un devis écrit peut être facturé. Son montant sera déduit du montant des travaux si ceux-ci sont acceptés.2 - En cas de litige sur l'étendue des réparations, il appartient au spécialiste de démontrer qu'il a re?u un accord préalable de son client.
3 - S'il n'a pas fait signer de décharge l'informant du caractère incomplet de la réparation, le professionnel ne peut pas se soustraire à son obligation de résultat.
4 - Il ne dispose d'un droit de rétention sur le véhicule d'un client défaillant que s'il peut produire un ordre de réparation chiffré, daté et signé. Il lui appartient enfin d'apporter la preuve de la réalité du travail accompli.
copie montre de luxe
samedi 16 avril 2011
Sarkozy à Gagny, c’est pas gagné !
sarkozy à Gagny
envoyé par Bondy_Blog
Sarkozy s’est rendu à Gagny aujourd’hui. Pourquoi Gagny ? Le 10 mars, des jeunes ont semé la panique et la violence dans le lycée Jean-Baptiste Clément de cette ville de Seine Saint-Denis. Depuis, d’autres événements sont arrivés en banlieue. Le 14, des policiers se sont fait tirer dessus dans des échauffourées aux Mureaux, une ville des Yvelines. Assiste-t-on à une reprise des violences en banlieues ?
Les gens de Gagny ne sont visiblement pas tous au courant de la venue du président de la République. ? Sarkozy est là, ah bon ? ?, s’étonne un jeune en jogging blanc. Mais devant le commissariat où Nicolas Sarkozy doit se rendre, une centaine de badaud est déjà rassemblée. Des personnes de tous ages parlent de ce qui s’est passé le 10 mars : ? Ils l’ont poursuivi, il para?t qu’il était en sang ?, dit une femme en répondant à une question de son voisin. ? Il para?t que ?a a été horrible. ?. Une jeune femme avec une poussette dit : ? Personnellement, je trouve dommage qu’il (le chef de l’Etat, ndlr) vienne aussi tard après les faits. ? Finalement, cette visite, ?a lui pla?t plut?t. ? Je suis venue par curiosité, pour voir l’organisation. Je me suis dit que pour une fois que le président vient, cela pouvait valoir le coup. ?
Montrer qu’il est présent sur le terrain, et sur un sujet comme l’insécurité, qui lui a valu tant de voix dans son élection en 2007 : voilà qui n’est pas mauvais pour lui, à la veille de la journée de grève du 19 mars, avec son cortège de revendications sociales, avec cette crise économique qui n’en finit pas. A l’inverse de l’insécurité, un sujet qu’il ma?trise moins bien…
Axel Ardes
sarkozy à GagnyLes gens de Gagny ne sont visiblement pas tous au courant de la venue du président de la République. ? Sarkozy est là, ah bon ? ?, s’étonne un jeune en jogging blanc. Mais devant le commissariat où Nicolas Sarkozy doit se rendre, une centaine de badaud est déjà rassemblée. Des personnes de tous ages parlent de ce qui s’est passé le 10 mars : ? Ils l’ont poursuivi, il para?t qu’il était en sang ?, dit une femme en répondant à une question de son voisin. ? Il para?t que ?a a été horrible. ?. Une jeune femme avec une poussette dit : ? Personnellement, je trouve dommage qu’il (le chef de l’Etat, ndlr) vienne aussi tard après les faits. ? Finalement, cette visite, ?a lui pla?t plut?t. ? Je suis venue par curiosité, pour voir l’organisation. Je me suis dit que pour une fois que le président vient, cela pouvait valoir le coup. ?
Montrer qu’il est présent sur le terrain, et sur un sujet comme l’insécurité, qui lui a valu tant de voix dans son élection en 2007 : voilà qui n’est pas mauvais pour lui, à la veille de la journée de grève du 19 mars, avec son cortège de revendications sociales, avec cette crise économique qui n’en finit pas. A l’inverse de l’insécurité, un sujet qu’il ma?trise moins bien…
Axel Ardes
corum montres
dimanche 10 avril 2011
Le Prix Sakharov, « pour ne jamais baisser les bras »
C’est un peu la règle, non écrite, du Prix Sakharov pour la liberté de la presse : il arrive que le lauréat, emprisonné, ne puisse pas assister à la cérémonie organisée en son honneur. C’est la règle cette année. Le Parlement européen a attribué aujourd’hui le Prix Sakharov à Hu Jia, dissident Chinois actuellement en prison dans son pays, pour avoir publié sur son blog des articles contraire aux intérêts du régime. L’habitude, c’est aussi, à cette occasion, que les anciens lauréats fassent le déplacement à Strasbourg. Le Bondy Blog a rencontré l’un d’eux, le Soudanais Salih Mahmoud Mohamed Osman, prix 2007 (photo ci-contre : à gauche, avec Chaker).
? Lorsque j’ai re?u le prix, en 2007, cela a eu un tel impact médiatique dans le monde entier, que le régime d’Omar Bachir a changé d’attitude à mon égard, explique Salih Mahmoud Osman. Je ne suis plus inquiété dans ma vie de tous les jours. Je n’ai pas eu à fuir le Soudan, je réside toujours dans mon pays, avec mon épouse et mes trois enfants. J’ai intégré le parlement soudanais, je suis député de l’opposition. Aujourd’hui je me bats pour mes compatriotes qui sont dans les ge?les soudanaises. ?
Olivier Basille (ci-contre), président de Reporters sans frontières (RSF), rappelle que l’impact d’un tel prix n’est pas positif à tous les coups pour celui ou celle qui le re?oit. ? Le lauréat de cette année, Hu Jia, est en prison. Croyez-vous qu’ils vont le relacher ? S?rement pas. La pression est énorme sur lui. D’ailleurs, dès qu’elles ont su que le prix serait attribué Hu Jia, les autorités chinoises ont arrêté plusieurs de ses coreligionnaires, fermé des blogs et des sites Internet. ? Le président de RSF se veut malgré cela optimiste : ? Ce qui est courageux, c’est que le Parlement européen ait envoyé un message fort au régime chinois. On peut être fier du choix de cette institution européenne. ? Olivier Basille a la dent dur contre Nicolas Sarkozy : ? Recevoir en catimini dans un pays étranger, la Pologne en l’occurrence, le Dala?-Lama, c’est faire preuve de frilosité face aux Chinois ?.
Si la remise du Prix Sakharov bénéficie d’un fort impact médiatique, il est bon qu’elle soit suivie d’actions de sensibilisation aux droits de l’homme sur le terrain. ? Mon combat prend la forme d’une action politique, au sein du système établi, et ce, bien que je condamne les abus du régime soudanais, affirme Salih Mahmoud Osman. Pour combattre les abus d’un pouvoir, on se doit d’être en son sein, pour mieux le contrer. Quand on le peut, bien s?r. Je me rends souvent au Darfour pour alerter les institutions internationales, sur le drame qui s’y déroule. J’aurais pu effectivement quitter mon pays et vivre heureux en Europe, mais j’ai tenu à y rester parce que je l’aime et que je veux qu’il change, qu’il devienne démocratique. ?
? Le Prix Sakharov, ajoute le lauréat 2007, est un prix honorifique, mais il encourage les combattants de la liberté à ne pas perdre espoir, et à ne jamais baisser les bras, face à la violation des droits de l’homme… Inch’allah. ?
copie montre de luxe
? Lorsque j’ai re?u le prix, en 2007, cela a eu un tel impact médiatique dans le monde entier, que le régime d’Omar Bachir a changé d’attitude à mon égard, explique Salih Mahmoud Osman. Je ne suis plus inquiété dans ma vie de tous les jours. Je n’ai pas eu à fuir le Soudan, je réside toujours dans mon pays, avec mon épouse et mes trois enfants. J’ai intégré le parlement soudanais, je suis député de l’opposition. Aujourd’hui je me bats pour mes compatriotes qui sont dans les ge?les soudanaises. ?
Olivier Basille (ci-contre), président de Reporters sans frontières (RSF), rappelle que l’impact d’un tel prix n’est pas positif à tous les coups pour celui ou celle qui le re?oit. ? Le lauréat de cette année, Hu Jia, est en prison. Croyez-vous qu’ils vont le relacher ? S?rement pas. La pression est énorme sur lui. D’ailleurs, dès qu’elles ont su que le prix serait attribué Hu Jia, les autorités chinoises ont arrêté plusieurs de ses coreligionnaires, fermé des blogs et des sites Internet. ? Le président de RSF se veut malgré cela optimiste : ? Ce qui est courageux, c’est que le Parlement européen ait envoyé un message fort au régime chinois. On peut être fier du choix de cette institution européenne. ? Olivier Basille a la dent dur contre Nicolas Sarkozy : ? Recevoir en catimini dans un pays étranger, la Pologne en l’occurrence, le Dala?-Lama, c’est faire preuve de frilosité face aux Chinois ?.
Si la remise du Prix Sakharov bénéficie d’un fort impact médiatique, il est bon qu’elle soit suivie d’actions de sensibilisation aux droits de l’homme sur le terrain. ? Mon combat prend la forme d’une action politique, au sein du système établi, et ce, bien que je condamne les abus du régime soudanais, affirme Salih Mahmoud Osman. Pour combattre les abus d’un pouvoir, on se doit d’être en son sein, pour mieux le contrer. Quand on le peut, bien s?r. Je me rends souvent au Darfour pour alerter les institutions internationales, sur le drame qui s’y déroule. J’aurais pu effectivement quitter mon pays et vivre heureux en Europe, mais j’ai tenu à y rester parce que je l’aime et que je veux qu’il change, qu’il devienne démocratique. ?
? Le Prix Sakharov, ajoute le lauréat 2007, est un prix honorifique, mais il encourage les combattants de la liberté à ne pas perdre espoir, et à ne jamais baisser les bras, face à la violation des droits de l’homme… Inch’allah. ?
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dimanche 3 avril 2011
De l’or dans vos ordures
Comme de nombreux étudiants, je dois travailler pendant mes congés scolaires. Parmi les travaux que j’effectue, sachez que depuis près de cinq ans je suis éboueur. Malgré ma fonction de correspondant pour le journal local, qui ne me paye pas des masses, mais ce n’est pas le propos du papier. Pas besoin d’être un génie, deux bras, deux jambes, être assez vif pour accrocher des bacs derrière un camion benne et le tour est joué. La tenue vous est fournie par la bo?te.
En tout cas, c’est fou tout ce que l’on peut trouver dans les bacs ! Peu importe l’endroit, que ce soit en zone pavillonnaire ou en cités HLM, on jette tout et n’importe quoi, aussi bien des meubles en kit (interdits de déposer dans les bacs) que des immondices (que vous voulez-vous, ce sont des ordures après tout).
Parfois, les bacs recèlent de petits trésors. En cinq ans ? de métier ?, j’ai pu récupérer un nombre incroyable d’objets à revendre : batteries d’ustensiles en cuivre, jeux vidéos, bandes dessinées, lots de DVD, téléphones portables anciens mais en état de fonctionner… La liste est non exhaustive. Ce sont de nombreux objets dont on se débarrasse, pourtant il est toujours possible de s’en resservir ou de les remettre sur le marché. La revente se fait dans les brocantes ou dans les dép?ts vente. Les éboueurs le font régulièrement, avec ces ? trésors ? sortis des ordures. Ils s’assurent ainsi une petite rentrée d’argent non négligeable.
Cette pratique s’appelle la piaute dans le jargon. Même si elle est, et reste, interdite par le règlement tout le monde prend le gauche. Après tout, ce qui est dans le bac est destiné à être jeté aux ordures. Pour anecdote, avec des jouets ? vintage ? des années 80 trouvés neufs dans leur emballage, j’ai pu me faire 90 euros, soit près de 8 % de mon salaire en ce mois de décembre.
Les objets ne sont pas les seuls à être récupérés. Il en va de même pour certaines denrées alimentaires jetées par des grandes surfaces. Vers les 7 heures du matin, vous trouverez de nombreuses personnes en train de fouiller dans les bacs. Il ne s’agit pourtant pas de sans abris mais de retraités ou de jeunes n’arrivant pas à joindre les deux bouts par ces temps de crise. Ces derniers récupèrent diverses denrées : brioches, pains, laitages emballés et proches de la date de péremption. Le spectacle est parfois tragique, mais si ces derniers y trouvent leur compte et réduisent ainsi leurs dépenses en alimentation, tant mieux !
Je suis s?r que beaucoup d’entre vous doivent être en train de rire de ces anecdotes derrière vos ordinateurs. Pourtant, si vous lisez ce papier au travail, vous pratiquez la perruque, c’est-à-dire que vous mettez à profit votre temps de travail pour faire autre chose… C’est ni plus ni moins que ce que j’ai fait, sauf que c’étaient des objets destinés à être br?lés dans un incinérateur. Il s’agit aussi d’une certaine fa?on de remédier à un des maux de nos sociétés dites occidentales, la surproduction et soyons honnêtes, à se faire aussi un peu plus d’argent de poche.
corum montres
En tout cas, c’est fou tout ce que l’on peut trouver dans les bacs ! Peu importe l’endroit, que ce soit en zone pavillonnaire ou en cités HLM, on jette tout et n’importe quoi, aussi bien des meubles en kit (interdits de déposer dans les bacs) que des immondices (que vous voulez-vous, ce sont des ordures après tout).
Parfois, les bacs recèlent de petits trésors. En cinq ans ? de métier ?, j’ai pu récupérer un nombre incroyable d’objets à revendre : batteries d’ustensiles en cuivre, jeux vidéos, bandes dessinées, lots de DVD, téléphones portables anciens mais en état de fonctionner… La liste est non exhaustive. Ce sont de nombreux objets dont on se débarrasse, pourtant il est toujours possible de s’en resservir ou de les remettre sur le marché. La revente se fait dans les brocantes ou dans les dép?ts vente. Les éboueurs le font régulièrement, avec ces ? trésors ? sortis des ordures. Ils s’assurent ainsi une petite rentrée d’argent non négligeable.
Cette pratique s’appelle la piaute dans le jargon. Même si elle est, et reste, interdite par le règlement tout le monde prend le gauche. Après tout, ce qui est dans le bac est destiné à être jeté aux ordures. Pour anecdote, avec des jouets ? vintage ? des années 80 trouvés neufs dans leur emballage, j’ai pu me faire 90 euros, soit près de 8 % de mon salaire en ce mois de décembre.
Les objets ne sont pas les seuls à être récupérés. Il en va de même pour certaines denrées alimentaires jetées par des grandes surfaces. Vers les 7 heures du matin, vous trouverez de nombreuses personnes en train de fouiller dans les bacs. Il ne s’agit pourtant pas de sans abris mais de retraités ou de jeunes n’arrivant pas à joindre les deux bouts par ces temps de crise. Ces derniers récupèrent diverses denrées : brioches, pains, laitages emballés et proches de la date de péremption. Le spectacle est parfois tragique, mais si ces derniers y trouvent leur compte et réduisent ainsi leurs dépenses en alimentation, tant mieux !
Je suis s?r que beaucoup d’entre vous doivent être en train de rire de ces anecdotes derrière vos ordinateurs. Pourtant, si vous lisez ce papier au travail, vous pratiquez la perruque, c’est-à-dire que vous mettez à profit votre temps de travail pour faire autre chose… C’est ni plus ni moins que ce que j’ai fait, sauf que c’étaient des objets destinés à être br?lés dans un incinérateur. Il s’agit aussi d’une certaine fa?on de remédier à un des maux de nos sociétés dites occidentales, la surproduction et soyons honnêtes, à se faire aussi un peu plus d’argent de poche.
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