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dimanche 10 avril 2011

Le Prix Sakharov, « pour ne jamais baisser les bras »

C’est un peu la règle, non écrite, du Prix Sakharov pour la liberté de la presse : il arrive que le lauréat, emprisonné, ne puisse pas assister à la cérémonie organisée en son honneur. C’est la règle cette année. Le Parlement européen a attribué aujourd’hui le Prix Sakharov à Hu Jia, dissident Chinois actuellement en prison dans son pays, pour avoir publié sur son blog des articles contraire aux intérêts du régime. L’habitude, c’est aussi, à cette occasion, que les anciens lauréats fassent le déplacement à Strasbourg. Le Bondy Blog a rencontré l’un d’eux, le Soudanais Salih Mahmoud Mohamed Osman, prix 2007 (photo ci-contre : à gauche, avec Chaker).
? Lorsque j’ai re?u le prix, en 2007, cela a eu un tel impact médiatique dans le monde entier, que le régime d’Omar Bachir a changé d’attitude à mon égard, explique Salih Mahmoud Osman. Je ne suis plus inquiété dans ma vie de tous les jours. Je n’ai pas eu à fuir le Soudan, je réside toujours dans mon pays, avec mon épouse et mes trois enfants. J’ai intégré le parlement soudanais, je suis député de l’opposition. Aujourd’hui je me bats pour mes compatriotes qui sont dans les ge?les soudanaises. ?
Olivier Basille (ci-contre), président de Reporters sans frontières (RSF), rappelle que l’impact d’un tel prix n’est pas positif à tous les coups pour celui ou celle qui le re?oit. ? Le lauréat de cette année, Hu Jia, est en prison. Croyez-vous qu’ils vont le relacher ? S?rement pas. La pression est énorme sur lui. D’ailleurs, dès qu’elles ont su que le prix serait attribué Hu Jia, les autorités chinoises ont arrêté plusieurs de ses coreligionnaires, fermé des blogs et des sites Internet. ? Le président de RSF se veut malgré cela optimiste : ? Ce qui est courageux, c’est que le Parlement européen ait envoyé un message fort au régime chinois. On peut être fier du choix de cette institution européenne. ? Olivier Basille a la dent dur contre Nicolas Sarkozy : ? Recevoir en catimini dans un pays étranger, la Pologne en l’occurrence, le Dala?-Lama, c’est faire preuve de frilosité face aux Chinois ?.
Si la remise du Prix Sakharov bénéficie d’un fort impact médiatique, il est bon qu’elle soit suivie d’actions de sensibilisation aux droits de l’homme sur le terrain. ? Mon combat prend la forme d’une action politique, au sein du système établi, et ce, bien que je condamne les abus du régime soudanais, affirme Salih Mahmoud Osman. Pour combattre les abus d’un pouvoir, on se doit d’être en son sein, pour mieux le contrer. Quand on le peut, bien s?r. Je me rends souvent au Darfour pour alerter les institutions internationales, sur le drame qui s’y déroule. J’aurais pu effectivement quitter mon pays et vivre heureux en Europe, mais j’ai tenu à y rester parce que je l’aime et que je veux qu’il change, qu’il devienne démocratique. ?
? Le Prix Sakharov, ajoute le lauréat 2007, est un prix honorifique, mais il encourage les combattants de la liberté à ne pas perdre espoir, et à ne jamais baisser les bras, face à la violation des droits de l’homme… Inch’allah. ?

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